Bleu

Avec : Anne Frèches et José-Luis Garcia-Jimenez

(ou) Lionel Raepsaet (ou) Jorge Hoyo

Musique et conception : Geoffrey François

Texte de Ludovic Degroote

Scénographie : Céline Laneres

Diaporama  (photos : Frédéric Lohrer)

Dossier bleu 2011 réduit.pdf

Presse: Bleu dans Sortir-Lille


À l’origine, une couleur continuellement mouvante et la volonté de faire de la musique avec le plan de feux d'un théâtre. À l’arrivée, un saxophoniste, une comédienne-chanteuse, des couleurs, de la poésie et de l'électronique spatialisée, le tout contrepointé au sein d'une partition. Bleu est un poème scénique d'une heure, un voyage vers la profondeur de notre être. Il s'agit ici de prendre un moment pour vivre dans le présent de notre perception quotidienne. C'est à cette fin que j'ai choisi de travailler sur la couleur la plus banale dans notre culture occidentale. Ouvrage sur le bleu mais aussi sur le temps de cette couleur, sur notre capacité à absorber sa vibration. D'où le lien avec la musique qui me permet de modéliser ce  frémissement.


C'est une pièce de théâtre musical par sa conception. L’écriture musicale en détermine la forme et le développement temporel. Je me propose donc d'aborder la scène du point de vue musical et en retour celle-ci m'offre deux avantages: transformer le théâtre en une grande machine à rêve et humaniser le tableau par des personnages perdus qui emmènent le spectateur au fond de celui-ci.

Photo : Frédéric Lohrer

Photo : Frédéric Lohrer

L'espace de la scène, ses ressources, ses effets, sa découverte sont également à l'oeuvre. La mise en scène provient de cette gestion sonore et visuelle de l'espace. Pour les mêmes raisons, un dispositif électro-acoustique de huit haut-parleurs disposés de façon éparse confrontera les sources invisibles avec celles visibles des personnages. C'est avant tout un travail sur l'illusion qui s'opère ici pour perdre le spectateur dans un monde qu'il croit connaître. Au milieu de cet environnement, les textes de Ludovic Degroote ont une fonction d'appel, intelligible, préparant ou rassurant la perception.

La totalité du spectacle propose donc une mise en abyme du vécu/sensoriel un peu à la façon des monochromes d'Yves Klein qui, appelant notre perception intérieure, évoquent la genèse même de cette perception. Ce spectacle fut créé les 12 et 13 Janvier 2007 à Lille par la Compagnie L’indiscrète. Durée 52’.

L'équipe du spectacle




Geoffrey François (1978) est titulaire d’un prix d’écritures musicales au CNR de Lille où il fut élève de Vincent Paulet et d’une maîtrise de musicologie sur le théâtre musical de Georges Aperghis sous la direction de Francis Courtot. Il étudie également la composition avec Thierry Blondeau (Musicalta) et Claude Ledoux (actuellement au CR de Mons). Il est président du Sémaphone, association pour le développement de la musique savante contemporaine qu’il a créée avec d’autres compositeurs du Nord en 2003. Son expérience de régisseur fit naître en lui une préoccupation toujours croissante pour les arts de la scène concrétisée avec sa compagnie de théâtre musical : L’indiscrète.

Attentif à la perception, il propose à travers son œuvre la découverte d’un élan de vie par l’écoute. Sa musique se caractérise par une approche sociale et un travail formel basés sur le geste sonore, notion qui l’amène hors des esthétiques définies à concevoir des dispositifs spécifiques pour chaque projet, qu’ils soient instrumentaux, électroacoustiques ou scéniques. Ses recherches portent actuellement sur la réception de l’œuvre notamment par la création de musiques mixtes pour des concerts à domicile. Ses œuvres sont interprétées principalement à Lille et Arras mais aussi à Bruxelles, Lyon, Rouffach, Saint-Etienne et Canterbury notamment par Nicholas Cloesbury, Philippe Bourlois, José-Luis Garcia-Jimenez, Estelle Harbulot, Véronique Marin et Pierre-Olivier Queyras et des ensembles tels que Multilatérales et Reflex.   





Ludovic Degroote (1958) a publié plusieurs livres de poésie aux éditions Unes (La digue, 1995 ; Barque bleue, 1998 ; Ciels, 2000), Tarabuste (Pensées des morts, 2002, pour lequel il a obtenu les Prix des Découvreurs de la Ville de Boulogne sur Mer), et récemment un très beau récit, dont l’écriture est contemporaine de Pensées des morts, titré 69 vies de mon père (Champ Vallon, 2006), À propos de l’œuvre de Ludovic Degroote, Richard Blin, dans Douze poètes, anthologie critique et poétique (Prétexte éditeur), écrit que « Tout, chez Degroote, est retour, aller et retour – vers les morts, vers soi, vers rien… […] Jeu d’échanges dont le secret est rythmique et la modulation houleuse. Une façon très singulière de rendre le vivre à la pleine injonction de son immanence et de son vide résonnant. » C’est à une traversée que nous convie ce poète qui bataille contre le silence et se fait écho profond, le poème est un lieu de passage. Le poème est refus, ne doit mimer, si on lit bien Ludovic Degroote, le fatal destin, il faut donc donner chair-langue à nos bouts de vide.




Anne Fréches (1981) étudie la comédie d'abord à Paris (école Florent, école Claude Mathieu, Atelier de Chaillot) pour ensuite terminer son cursus à l'EPSAD de Lille sous la conduite de Stuart Seide. Elle participe également  aux stages de Peter Brook, Gildas Milin, Jean-Paul Wenzel et Julien Roy. En 2007, elle est comédienne permanente au théâtre du Nord. Danseuse et chanteuse (2ème cycle), elle suit actuellement l'enseignement de Françoise Semellaz au CNR de Lille et participe à différents spectacles de théâtre musical au contact de François Deppe, Donatienne Michel-Dansac et Louis Zygler.








José-Luis Garcia-Jimenez a étudié le saxophone en Espagne, France et Belgique notamment avec Marie-Bernadette Charrier, Philippe Leblanc et Etienne Rollin et est titulaire des plus hautes distinctions dans cette discipline. Actif collaborateur de plusieurs groupes de chambre et ensembles instrumentaux tel que le quatuor de saxophone La Liègia, Nexos Mei, le Sémaphone et surtout Ictus,  il se produit dans divers festivals de musique tels que MUSICA à Strasbourg, le Festival de musique de Salzburg  et  Ars Musica à Bruxelles.

Egalement compositeur, il étudie avec Michel Fourgon et Patrick Lenfant et travail avec Nao Momitami à la création d’un répertoire de musique mixte piano/saxophone. Il enseigne au Conservatoire de Musique d’Utrera en Andalousie.







Jorge Hoyo Originaire du Mexique, il a fait ses études de saxophone au Conservatoire de Boston aux États-Unis avec Ken Radnofsky. Il a gagné une bourse du Ministère Mexicain de la Culture pour continuer ses études au Conservatoire de Boulogne-Billancourt à Paris chez Jean-Michel Goury. Après son Premier Prix de Saxophone, il poursuit son Cycle de Perfectionnement en l’approfondissant dans la Pédagogie et le répertoire contemporain.Son intérêt pour la musique contemporaine l’a amené à collaborer avec des compositeurs tel que Dana Brayton, Howard Frazin et John McDonald (États-Unis); José-Luis García et Joan Riera (Espagne); Alejandro Morales et David Hernández (Mexique) ; Shih-Hui Chen (Chine), Halim El-Dahb (Égypte) et Geoffrey François (France). Outre l'Europe, il s'est produit aux États-Unis, au Mexique et en Thaïlande.

Actuellement, il réside et enseigne en Espagne. Depuis 2010, il collabore avec la Foundation Barenboim-Said dans le Projet d'Éducation Musicale Infantile en Andalousie. Il est également doctorant à l’Université de Grenade.



Fiche technique du spectacle


Scénographie : Un grand rideau de tulle blanc sépare le public de la scène. Cinq grand panneaux fins (env : 2,5m x 80 cm) (type vitres sans teint) disposé en quinconce occupe l’espace central de la scène.   


Son : Diffusion quadriphonique de qualité nécessaire (4 HP/2 Amplis) ou diffusion Octophonique (facultative). Celle-ci s’effectue directement à partir d’un Mac G4 et de sa carte son Digi 001. 


Plan de feux : 18 circuits ainsi qu’un jeux d’orgue équipé de mémoires et de chasers réglables sont nécessaires pour la bonne réalisation de la partition. La quasi-intégralité du plan se réalise à l’aide de quartz (ou ISO symétriques ou asymétriques selon les positions) à l’exception des quatre PC au sol (platines) et des cinq douches panneaux (PC ou Découpes).




 

Frédéric Lohrer (Bleu, L’indiscrète),

 

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